Le 1er juillet dernier, j’ai enfin quitté mon appartement à Saint-Laurent! Je dis enfin parce que ça faisait déjà au moins deux ans que je voulais déménager. Passer la plus grande partie de ses journées dans un demi-sous-sol collé sur une station de métro (beaucoup de bruit) où des autobus sont constamment en transit sur le bord de tes fenêtres (c’est-à-dire qui bloquent le peu de lumière naturelle que je pouvais avoir), c’est pas super bon pour le moral!

Par contre, un déménagement, ça a tendance à générer pas mal de déchets. Évidemment, j’ai essayé de faire du mieux que je pouvais pour limiter ce qui devait se retrouver à la poubelle. Voici donc comment j’ai géré ce gros changement!

Note : Je n’ai pas pris beaucoup de photos par manque de temps. 🙈

Le tri du superflu

Quand on passe plusieurs années dans un même logement, on finit par accumuler pas mal de choses! J’ai fait du tri à plusieurs reprises chez moi et chez mes parents (qui ont aussi déménagé ce printemps) et encore là, certains objets étaient toujours de trop.

J’ai donc fait plusieurs séances de tri, mais en étant beaucoup plus sévère cette fois (tout pour ne pas louer un camion!). Trois options pour me défaire de mes biens étaient possibles : donner, vendre et récupérer.

Donner

J’ai donné certains objets dont j’aurais pu essayer de me débarrasser avec une vente de garage, mais j’ai déjà tenté l’expérience deux fois quand j’habitais à Saint-Laurent et… mon spot (où l’immeuble est situé) était loin d’être idéal.

En gros, j’ai donné :

  • trois boîtes d’objets divers (entre autres des vêtements, de la vaisselle, des livres et des CDs) chez Renaissance;
  • ma boule disco (qui n’était plus suspendue dans ma chambre depuis que j’ai déménagé à Montréal) à un de mes cousins;
  • un truc (je ne me souviens vraiment plus de ce que c’était, donc j’en avais nettement plus besoin!) lors de l’échange de cadeaux dans ma famille du côté de mon père Noël dernier* (ne vous inquiétez pas, c’était la thématique!).

* Je ne savais pas encore que j’allais déménager à ce moment-là, mais c’était déjà dans mes plans depuis au moins deux ans.

Vendre

Lors de mes séances de tri, j’ai également mis certains items de côté pour les vendre (ou essayer de). Il me reste encore quelques livres, un jeu vidéo et un sac de sport. Autrement, j’ai vendu :

  • ma table de contrôle MIDI pour 300 $;
  • ma table de mixage audio pour 200 $;
  • la grande majorité de mes meubles (base de lit à tiroirs, tête de lit/bibliothèque, table de chevet, meuble télé, table et quatre chaises pour salle à manger, commode) à un des nouveaux locataires du logement que je quittais pour 100 $;
  • et quelques livres à la librairie l’Échange pour 21 $.

Pour un total de 621 $! 🙂

Récupérer

En faisant le grand ménage de son logement, on tombe inévitablement sur des choses brisées qu’on ne peut vendre ou donner. Il faut alors trouver la bonne façon de se départir de ceux-ci.

Éco-quartier de Saint-Laurent

Lorsque j’habitais encore dans Saint-Laurent, j’avais la chance d’habiter à cinq minutes de marche de l’éco-quartier de l’arrondissement. Y ayant travaillé (et je fais encore du remplacement à l’occasion), je savais qu’ils récupéraient certains déchets qui ne vont pas à la poubelle. Dans mon cas, je leur ai apporté de vieilles piles et des cartouches d’encre vides. Ils acceptent aussi les CDs, les DVDs (et leurs boîtiers), les cellulaires et les ampoules fluocompactes. Ça vaut la peine de contacter votre éco-quartier pour voir s’ils récupèrent certaines choses!

J’ai aussi réutilisé quelques boîtes en carton provenant de leurs commandes pour leur éco-boutique (qui a d’ailleurs de plus en plus de produits intéressants, ça vaut la peine d’aller y jeter un œil si jamais vous êtes dans le coin!).

Écocentre de Saint-Laurent

J’avais la chance d’habiter relativement près de l’écocentre de Saint-Laurent. Par relativement, je veux dire que pour m’y rendre, il valait mieux être en voiture.

Une autre chance que j’avais est que cet écocentre, avec celui de LaSalle, récupère le styromousse et le plastique no°6! J’en ai donc rapporté une assez bonne quantité (en grosse majorité généré par mon ancienne coloc).

Parmi les autres trucs que je suis allée porter là-bas, il y avait :

  • ma causeuse (l’ancienne de mes parents) qui ne pouvait pas me suivre dans mon logement actuel, faute de place. J’ai tenté de la donner, mais personne n’en voulait;
  • des écouteurs brisés qui avaient fait plus que leur temps;
  • des lumières de Noël (que j’avais acheté chez Renaissance pour 3 $, mais la majorité des ampoules ont brûlé d’un coup quelques mois plus tard).

Pour découvrir ce qui est accepté dans les écocentres montréalais, cliquez ici. Pour en savoir plus sur la récupération du styromousse et du plastique no°6, c’est par là.

L’emballage des biens

Déménagement
Toutes mes choses au moment d’emménager. Je suis allée portée une quatrième boîte de choses pour lesquelles j’hésitais chez Renaissance une fois installée.

Après le ménage vient l’emballage de ce qui va nous suivre dans notre nouveau nid! Voici ce que j’ai utilisé :

Récupéré du déménagement de mes parents

  • Plusieurs boîtes en carton (pour compléter les boîtes récupérées à l’éco-quartier de Saint-Laurent);
  • Des bacs en plastique (très pratique pour la vaisselle, au cas où on aurait finalement besoin de quelque chose avant de partir);
  • Du papier brun;
  • Du papier bulle (que je leur ai rendu afin de les réutiliser);
  • Leur restant de ruban adhésif (et il en restait encore quand j’ai fermé ma dernière boîte);

Ce que j’avais déjà

  • Sacs réutilisables;
  • Sac à dos;
  • Sac de voyage;
  • Ma valise (de taille moyenne).

Emprunt

  • Une des glacières de mes parents (pour transporter le peu de bouffe qu’il me restait).

Location de bacs en plastique

Ce n’est pas une possibilité que j’ai envisagée à cause de mon budget serré, mais il est aussi possible de louer des bacs en plastique le temps de son déménagement auprès de ces entreprises (situées à Montréal) :

Le déplacement des biens

Déménageurs à vélo

Les déménageurs à vélo sont de plus en plus populaires, mais je n’ai pas fait affaire à ceux-ci pour trois raisons :

  1. Les compagnies servaient mon secteur (Saint-Laurent) ou mon prochain secteur (Rosemont), mais aucune d’elles ne faisait d’un secteur à l’autre. Je les comprends, c’est pas à côté!
  2. Mon père a une voiture spacieuse et une remorque.
  3. Je voulais éviter cette dépense vu ma situation financière pas stable du tout dernièrement.

Je vous donne quand même les liens vers les déménageurs à vélo sur l’île de Montréal que je connais :

Demander à un (ou plusieurs) membre(s) de son entourage

Comme mentionné dans la section précédente, j’ai préféré demander à mon père s’il pouvait me déménager… Bon, je pensais que je n’avais pas beaucoup de stock et que sa voiture et sa remorque suffiraient, mais on a finalement dû faire deux voyages (par contre, il n’y avait pas grand-chose au deuxième).

Pour citer mon père : « À ton prochain déménagement, ça va te prendre un camion! »

Les achats

Étagère
Y rentre pas mal de stock sur (et dans) cette étagère!

Difficile de déménager sans dépenser un seul sou pour celui-ci. Toutefois, j’ai réussi à m’en sortir pour moins de 345 $. J’ai acheté :

  • de la peinture*, de l’apprêt*, un pinceau, trois rouleaux et du ruban adhésif (pour le découpage) : 160,85 $;
  • une étagère (Fjälkinge, Ikea) usagée, via le Facebook Market : 140 $;
  • deux pizzas et une petite poutine pour une de mes colocs qui m’a donné un coup de main pour la peinture (à 45°C de ressentis!) : 41,69 $.

Comme vous pouvez le voir, les choses que j’ai vendues ont plus que financé mon déménagement!

Pour ce qui est de mon surplus de peinture, le pinceau et les rouleaux (une fois bien nettoyé, ça se réutilise!), je les ai donnés à mon père. J’ai finalement utilisé très peu de ruban, mais je vais m’en servir pour coller mes feuilles de partitions (comme au Cégep – #nostalgie).

Et si vous voulez savoir, ma chambre était turquoise qui vire sur le vert, ce qui ne s’agençait pas bien avec mon couvre-lit et… ben franchement, j’en pouvais plus des couleurs intenses! J’ai vraiment bien fait de tout repeindre en blanc, même si c’est pas écolo du tout, parce que la pièce à l’air plus grande.

*La peinture et l’apprêt que j’ai achetés étaient de la marque maison de Rona. J’ai regardé du côté des peintures recyclées, mais les couleurs ne me plaisaient pas. 🙁

Ma chambre (qui était anciennement un salon) avant d’oser peinturer à 45°C de ressentis.

Heureusement, l’appartement où j’emménageais était déjà meublé à l’exception des chambres. Dans l’urgent, il nous manquait un four et un frigo (il y en avait un, mais à quatre personnes, c’était trop serré). Mes parents m’ont fait don de leur four parce qu’ils ont acheté celui qui était déjà dans leur nouvelle maison. Pour le deuxième frigo, une de mes colocs s’en est fait prêter un par son grand-père pour, on l’espère, au moins un an.

Le bilan des déchets

Pour ce qui des déchets que j’ai générés pendant ma période de tri en mai et juin dernier, les détails sont sur la page de mes bilans mensuels (section 1er janvier au 1er juillet 2018).

En ce qui concerne le mois de juillet, pour être ben franche, je n’y ai pas porté très attention. J’ai décidé de me donner un break. Le changement d’environnement était déjà assez stressant comme ça (surtout déménager Madame Minou qui a le mal des transports en pleine canicule pendant la fin de semaine du déménagement). Je n’ai donc pas de photo de déchets pour vous. 😉

De plus, à cause de la canicule et du manque de place dans le frigo pendant la première semaine, j’ai dû acheter des choses au fur et à mesure, donc souvent du resto ou du prêt-à-manger (mais je priorisais les emballages recyclables ou réutilisables). Je fais habituellement mes réserves d’aliments en vrac le dernier dimanche du mois chez Frenco puisqu’ils offrent un rabais intéressant ce jour-là, mais je n’ai pas pu y aller en juillet. Anyway, le mois de juillet, c’est après le déménagement, pas pendant. 😉

Pour ce qui est du pendant (c’est-à-dire le 1er juillet), si ma mémoire est bonne, mes déchets furent : du ruban adhésif, de la poussière, une gogosse en plastique qui venait avec une de mes pizzas (tsé, pour pas que la boîte écrase ta pizza). Côté recyclage, sans surprise, c’était majoritairement des boîtes en carton, la boîte de ma pizza (qui n’était pas assez souillée pour justifier de la mettre dans le bac brun) et… probablement d’autre chose dont je n’arrive pas à me souvenir!

Bref, je crois que je m’en suis quand même bien sortie avant et pendant le déménagement, vu les circonstances météorologiques exceptionnelles (#pujamaisdepeinturependantunecanicule).


Je recommence tranquillement à reprendre mes bonnes habitudes, maintenant que je suis bien installée et à l’aise dans mon nouveau chez-moi. Au moment d’écrire ce paragraphe, j’attends une livraison de Vrac sur roues (#partenariat) pour regarnir mon garde-manger sans générer de déchets. Je vous reparle de cette épicerie nouveau genre bientôt!

Si vous aussi vous avez déménagé récemment ou êtes présentement dans le processus, comment réduisez-vous vos déchets?


 

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