Pratiquer le minimalisme digital (essayer, du moins)

Pour faire suite à mes recherches sur la pollution digitale, j’aborde aujourd’hui la solution que j’ai choisie d’essayer : le minimalisme digital.

Sur mon site web pro (ouh!), j’ai partagé mon expérience d’un mois sans réseaux sociaux. J’avais glissé un mot sur cette pause ici.

Les dernières fois que j’ai autant été obsédée par un concept, c’est quand j’ai découvert le véganisme et le mouvement zéro déchet. La première (et seule) fois que j’ai abordé ce sujet sur le blogue, c’était en octobre 2017. Ça fait donc MINIMUM deux ans que j’y réfléchis!

Déclic récent

J’ai écouté et lu plusieurs entrevues avec le spécialiste du minimalisme digital de l’heure, Cal Newport. J’ai écouté et lu beaucoup d’autres personnes sur le sujet (j’ai mis un minuscule échantillon de ces recherches ici), mais c’est vraiment lui qui m’a convaincue de réduire mon temps d’écran (ou, du moins, de mieux utiliser mon temps d’écran).

N’arrivant pas à trouver son livre Digital Minimalism en version originale (j’aime pas trop les traductions, bon!) en bibliothèque ou usagé, j’ai craqué et l’ai commandé… sur Amazon. C’est dire à quel point que je voulais le lire! #écoloimparfaite

Pis l’idée de l’acheter, c’est aussi de le laisser traîner à la vue pour me rappeler de me déconnecter plus souvent. 😉

Livre : Digital Minimalism de Cal Newport

Comme pour le livre Zéro déchet de Béa Johnson, j’ai dévoré l’ouvrage de Newport. Contrairement à Zéro déchet, que j’ai lu d’une traite, j’ai lu celui-ci sur deux ou trois jours parce que je voulais prendre le temps de digérer le contenu. Ce qui reste super rapide pour moi qui suis encore en train de reprendre l’habitude de lire un livre imprimé de temps en temps.

Je ne ferai pas de critique du livre ici, mais je vous le recommande chaudement. Newport ne démonise pas les réseaux sociaux, les courriels et autres; son but est simplement de nous faire réfléchir à notre consommation de contenu en ligne. Parce que pour plusieurs, on a juste suivi la vague sans se poser de question.

Bon, dans mon cas, j’étais d’abord très réticente à l’idée de m’inscrire sur Facebook quand ça s’est fait connaître dans ma région natale : je voulais rien savoir! Je me suis finalement inscrite pour qu’un ami me laisse tranquille avec ça… Oui, je regrette un peu d’avoir flanché sous le peer pressure aujourd’hui .🤦‍♀

Mais pour Twitter et Instagram, là j’ai vraiment juste fini par faire comme tout le monde.

Et si je n’avais pas de projets obligatoirement sur le web de par leur nature (comme ce blogue), et que j’utilisais le web et les réseaux sociaux à des fins uniquement personnelles (rester en contact avec ma famille et mes ami.e.s)… j’suis pas sûre que je serais autant connectée à cause de ma personnalité introvertie. J’aime partager mes réalisations et mes idées, mais pas mes journées (du moins, pas de façon quotidienne).

Slow blogging

Cette année, j’ai décidé de me remettre à bloguer ici. Mais comme Écolo imparfaite est un projet que je gère seule de A à Z, je dois trouver un taux de publication réaliste et arrêter de penser aux algorithmes. Je vais donc tenter le slow blogging.

Ce que je veux dire par slow blogging? Simplement que je ne publierai pas à un rythme que je ne peux garder à long terme.

Pour le moment, le plan est celui-ci : une fois par mois, je publierai :

  • un article de fond;
  • un résumé des bonnes nouvelles écolos du mois (ce que j’ai débuté en décembre, d’ailleurs!);

Si j’ai des partenariats, ça sera des publications bonus. Dans le sens où ça ne remplacera pas l’article de fond (mais ça se peut que ça arrive par manque de temps… genre le mois prochain 😅).

En gros, je veux publier moins, mais mieux. Pareil pour les réseaux sociaux : ça fait déjà quelques mois que je publie une fois par semaine (généralement le lundi), et je fais des Stories Instagram quand ça me tente.

Réseaux sociaux

J’aimerais vraiment ça me connecter sur Facebook et Instagram une fois par mois, mais ça aide pas ben ben la croissance d’un projet, côté visibilité. Une partie de moi crie « Lâche les réseaux sociaux! », mais une autre me dit « Mais tsé, les réseaux sociaux c’est un moyen facile et « gratis » de partager des projets! ».

J’essaie donc de trouver un compromis satisfaisant.

Le plan de départ

J’ai (re)commencé à revoir mon utilisation des réseaux sociaux au début du mois de novembre dernier. J’avais fait un premier horaire de consultation des plateformes que j’utilise le plus. Après quelques ajustements pendant les deux premières semaines, voici les moments où je me permettais d’utiliser ces plateformes :

  • YouTube :
    • Du vendredi, 18 h, au dimanche, 23 h
    • Les samedis et dimanches, avec une limite de visionnement de 2 h pour chaque journée.
    • Ça m’arrivait de tricher certains soirs, mais c’était souvent pour regarder des choses avec mes colocs (sur ma télé, pas nos téléphones!). Je vois pas beaucoup de monde, laissez-moi le peu d’activités sociales que j’ai! 😛
  • Facebook et Instagram :
    • Les lundis, mardis et vendredis de 12 h à 22 h, avec une limite d’une heure d’utilisation
    • Les mardis et jeudis de 12h à 22h, avec une limite d’une demi-heure d’utilisation.
  • Linked In :
    • Les lundis et vendredis, au moins une demi-heure par jour
      • Ici, c’est pour consulter le réseau plus souvent pour des raisons professionnelles. J’ai pas du tout le réflexe d’y aller puisque j’aime pas ça. 🙈

En dehors de ces plages horaires, ces sites étaient bloqués sur mes navigateurs web (ordinateur de bureau, ordinateur portable et téléphone intelligent).

Le plan actuel

Le plan précédent a pris le bord au début de janvier, mais ça m’a aidé à atteindre mon objectif : me débarrasser du réflexe d’aller sur les réseaux sociaux quand je m’emmerde.

Maintenant, je passe entre 10 et 25 minutes par jour sur Instagram. Pour Facebook, ça varie entre 45 minutes à… pas du tout!

Ça doit faire déjà plus d’un an que je n’ai plus l’application Facebook sur mon téléphone, donc je n’ai déjà plus le réflexe de consulter la plateforme depuis cet appareil. Pour ce qui est d’Instagram, je peux la garder sans retomber dans le scrolling sans fin depuis que j’ai brisé mon réflexe.

C’est rendu que je me tanne rapidement de simplement scroller à l’infini! 🙄

En gros, le plan du moment est :

  • 1 h maximum sur Facebook et Instagram les jours où je publie pour le blogue (généralement le lundi, donc);
  • 30 minutes maximum sur Facebook et Instagram du mardi au vendredi;
  • déconnexion de Facebook et Instagram la fin de semaine;
    • comme je travaille maintenant de chez moi, je perds parfois le fil des jours (😅). J’utilise donc Leechblock (dont j’ai déjà parlé ici) pour bloquer les sites ces jours-là;
  • 1 h maximum sur YouTube depuis mon ordinateur de travail du lundi au vendredi (je veux garder ce temps pour de la recherche).
    • J’espère que de devoir ouvrir mon ordinateur portable ou me déplacer au sous-sol (Playstation) pour regarder quelque chose va me décourager (j’aime pas regarder des vidéos depuis mon téléphone)…

Une seule chose est certaine : à moins de devoir de me connecter (pour un partenariat, par exemple), je veux éviter de consulter les réseaux sociaux pendant la fin de semaine. Sur ce point-là, ça se passait bien de novembre à la fin du temps des fêtes, mais comme j’ai perdu le fil du temps (« Hein, on est mardi?! »)…

Ben c’est ça. Au moins j’y passais pas trop de temps!

Peut-être que certain.e.s d’entre vous vont me trouver extrême, mais honnêtement je sens que j’approche d’avoir trouvé mon équilibre digital. En ce moment, je respecte cet horaire sans trop y penser!

Sauf pour YouTube. Je me suis beaucoup calmée, mais je peux encore m’améliorer. 🙈


Aussi envie d’essayer le minimalisme digital? Si oui, quel est votre plan de match?

2 Comments

  1. Juliette 19 mars 2020 à 14 h 32

    Hello Jule!
    Sympa de te lire de nouveau 🙂

    De mon côté aussi, ça fait on va dire un an que je pense SERIEUSEMENT à mettre en place des « mesures » pour freiner mon côté « digital accro ». Pour autant, je ne suis pas 100% connectée mais quand même…je vois bien que mon téléphone et mon ordi ont une place super importante dans mon quotidien. Sans m’en passer complètement, j’aimerai « reprendre le contrôle » dessus.

    Ma première mesure a été de pouvoir QUANTIFIER le nombre d’heures passés sur mes appareils.
    Pour mon smartphone, ça fait qqles semaines que je le fais grâce à une appli (YourHour).
    J’ai aussi commencé à « épuré » mon ordi et faire le vide (je me suis un peu inspirée de la méthode de rangement de Kon Mari – la magie du rangement; mais en mode digital). La différence avec les objets matériels, c’est que je peux facilement occulter le « bordel » de mon ordi en l’éteignant… pour autant ça reste une multitude de docs, photos, vidéos qui prennent de la place (réelle et mentale) dans ma vie… Bref bref… ça m’a fait plaisir de te lire, et je vais voir si le livre de ce Newport existe en french 🙂 Bizz

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    1. Écolo imparfaite - Auteure 23 mars 2020 à 16 h 13

      Salut Juliette!

      J’ai malheureusement repris mes mauvaises habitudes ces derniers jours à cause des évènements, mais maintenant que la poussière retombe un peu, je vais m’y remettre! 🙈

      Je dois aussi attaquer le ménage des fichiers et photos sur mon ordinateur de travail… C’est une tâche que je repoussais parce que c’est vraiment long à faire, mais comme je suis en confinement pour un moment… Plus d’excuse! 🤷‍♀

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